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PEA ou assurance-vie : lequel te laisse le plus ?

Les deux sont des enveloppes, c'est-à-dire des contenants avec leurs propres règles fiscales. La question n'est jamais « lequel rapporte le plus » mais « lequel me laisse le plus une fois les frais prélevés et l'impôt payé ». Deux chiffres suffisent à s'en faire une idée.

ans
% / an
% / an
% / an
% par versement
Ce qu'il te reste, net d'impôt
Comparaison à durée et rendement identiques.
PEA, net
Assurance-vie, nette
Écart
PEA
Assurance-vie

Ce que ce calcul ne dit pas

Il compare deux enveloppes sur un seul critère, ce qui reste après frais et impôt. Il ignore volontairement plusieurs différences majeures. Le PEA ne peut contenir que des actions européennes ou des fonds qui les répliquent, il est plafonné à 150 000 € de versements, et tout retrait avant cinq ans entraîne sa fermeture. L'assurance-vie accepte n'importe quel support, autorise les retraits partiels à tout moment, donne accès au fonds en euros, et offre un cadre successoral avantageux que ce calcul ne chiffre pas du tout.

Une précision sur le fonds en euros, puisqu'il est souvent présenté comme un placement sans risque. Sa garantie en capital est contractuelle et portée par l'assureur, pas par l'État. Ces fonds sont largement investis en obligations, dont des obligations d'État, et depuis 2016 la loi dite Sapin 2 autorise le Haut Conseil de stabilité financière à suspendre temporairement les retraits en cas de menace grave sur le système financier. Son rendement a par ailleurs été inférieur à l'inflation plusieurs années de suite, ce qui signifie une perte de pouvoir d'achat malgré un capital nominal préservé. Ce n'est une raison ni de le choisir, ni de l'éviter : c'est une raison de savoir ce que l'on signe.

La fiscalité retenue est celle d'un célibataire, sur des versements inférieurs à 150 000 €. Elle est simplifiée et peut évoluer. Ce n'est ni un conseil, ni une recommandation.

La petite action, ce soir

Reprends le calcul en passant les frais annuels de l'assurance-vie de 0,8 à 2 %, ce qui reste courant en agence, et mets 3 % de frais sur versement. Regarde ce que devient l'écart. C'est la démonstration la plus parlante qui soit : sur longue durée, les frais pèsent souvent plus lourd que la fiscalité, et personne ne les met en avant au moment de la signature.

Ce qu'il faut retenir des deux fiscalités

Le PEA devient intéressant après cinq ans de détention : les gains ne subissent alors que les prélèvements sociaux, soit 17,2 %. Avant cinq ans, un retrait ferme le plan et les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

L'assurance-vie devient intéressante après huit ans : un abattement annuel s'applique sur les gains retirés, 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple, puis les gains restants sont taxés à 7,5 % d'impôt plus 17,2 % de prélèvements sociaux, pour des versements inférieurs à 150 000 €. Avant huit ans, c'est le prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

Autrement dit, ces deux enveloppes récompensent la durée. C'est leur point commun le plus important, et la raison pour laquelle on les ouvre souvent tôt, quitte à n'y verser que de petites sommes au début : c'est la date d'ouverture qui fait courir le compteur.

Questions fréquentes

Faut-il choisir l'un ou l'autre ?

Beaucoup de gens détiennent les deux, parce qu'ils ne servent pas au même usage. Ce comparateur répond à une question précise, celle du net après impôt à durée égale. Il ne dit pas lequel correspond à ta situation, et c'est volontaire.

Pourquoi ouvrir un PEA même sans argent à y mettre ?

Parce que le délai de cinq ans court à partir de la date d'ouverture, pas du premier versement important. Ouvrir tôt avec une petite somme fait démarrer le compteur, ce qui laisse toute liberté ensuite.

Les frais changent-ils vraiment quelque chose ?

Énormément, et bien plus qu'on ne l'imagine, parce qu'ils se prélèvent chaque année sur un capital qui grossit. Avec des versements mensuels sur vingt ans, un point de frais annuel en plus ampute le résultat final d'environ 12 %, ce qui représente près d'un quart des gains. Sur trente ans, ou pour une somme placée en une seule fois, l'écart approche 19 %. Le test proposé plus haut le montre en une manipulation.

Le fonds en euros est-il vraiment sans risque ?

Sans risque de perte nominale, oui, tant que l'assureur honore sa garantie. Mais un capital préservé qui rapporte moins que l'inflation perd du pouvoir d'achat, ce qui est arrivé plusieurs années de suite. Et la loi Sapin 2 permet de suspendre temporairement les retraits en cas de crise. Absence de volatilité ne veut pas dire absence de risque : ce sont deux choses différentes.

Cet outil enregistre-t-il mes chiffres ?

Non. Tout est calculé dans ton navigateur, rien n'est envoyé ni conservé.

Ce que cet outil n'est pas

C'est un calculateur pédagogique. Il applique une formule à des chiffres que tu saisis, rien de plus. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, et NiouDem ne vend aucun produit financier. Le résultat dépend entièrement de la justesse de ce que tu entres.

Aller plus loin

La formation « Optimisation fiscale » détaille ces enveloppes et leurs plafonds, et « Premiers pas en bourse » explique quoi mettre dedans. Les deux sont gratuites.

NiouDem.